2014 à ... > Victor Noir (1848-1870)

Victor Noir, mort pour la France et sa stérilité...

Ma chère enfant, je vais vous faire une confidence, car depuis quelque temps vous semblez tourmenter, de savoir si j’ai déjà trompé mon triste mari...
Un soir de détresse et de grande solitude. Mon mari parti au bar, avec ses potes bourgeois aux cols sales. Je suis sortie discrètement. Direction le Père Lachaise. Escalader ce mur roide et raide ne fut pas une mince affaire. Et puis, vers le haut du cimetière, la tombe de Victor. Personne à l’horizon et une nuit d’encre noire. Vide l’hôtel, des refroidis, pas une ombre. Alors je me suis allongée. A ce moment, penser à mon mari ? Rien à foutre de cette merde que j’ai prise dans mes talons hauts ! A califourchon, j’ai aimé Victor toute la nuit. Ce fut l’extase contre son sexe de cuivre vert de gris. J’ai crié toute la nuit et mes jouissances se mêlées aux croassements des corbeaux. Puis je suis rentrée exténuée encore toute tremblante. Mon abruti de mari s’est affalé, et m’a prise par derrière. Je ne saurais dire par quelle endroit, mais pour une fois la contingence était bonne !! Un mois plus tard j’étais enceinte. De lui ou de Victor ? Mon ésprit noir, ne saurais vous le dire...

Victor Noir (1848-1870)

Et aussi...